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Dans les petits papiers de … La Minauterie.

« Il se passe quelque chose quand on touche un beau papier, vous ne trouvez pas ? C’est un support particulier, il peut paraître insignifiant au premier abord puis se vêtit ensuite d’idées, d’émotions, de gribouillis ou d’impressions qui rythment nos quotidiens. Ça a quelque chose de très poétique finalement. » 

La Minauterie est l’un de ces concepts que l’on ne peut que soutenir : de la belle ouvrage, du sens et de l’impact. La papeterie produite par ce duo de graphistes françaises est bien plus que du simple papier : c’est avant tout un projet généreux mené de front par deux passionnées, qui entendent bien soutenir de nombreuses associations avec de leur entreprise. Céline et Marine produisent de belles créations respectueuses de l’environnement tout en nous ouvrant les yeux sur l’impact que nous produisons au travers de nos choix de consommation. Avec La Minauterie, nous posons un autre regard sur le monde de la création artisanal, du soutien humain et de l’ouverture d’esprit. De l’humilité, de la passion et de la générosité : assurément l’une des plus belles découvertes du monde de la papeterie française. 

• Qui est La Minauterie ? 

Céline. La Minauterie est une marque d’objets imprimés made in France (fait en France), éco-responsable, engagée et solidaire fondée par Marine et moi même, Céline, en 2017.

L’idée est venue d’une envie, celle de Créer, non pas sur demande comme nous le faisons déjà (Marine et Céline sont graphistes) mais de façon plus personnelle cette fois. L’objet est un moyen de rentrer dans la vie des gens, de leur délivrer un message, une histoire. Ce projet s’est donc vite transformé comme un moyen de faire plus que de simples supports d’esthétisme. 

L’éco-design et la fabrication française sont apparus comme une évidence dès les balbutiements du projet, puis notre envie de rejoindre le mouvement des entreprises à impact positif a pris de l’ampleur. Nous avons ainsi voulu mettre la création au service du bien en renforçant notre engagement par la mise en place du mécénat. La Minauterie soutient désormais des associations en lien avec chacune de ses collections en leur reversant 1% du montant de ses ventes et en proposant le micro-don en ligne à ses clients.

@ La Minauterie

• Dites-nous en un peu plus sur votre parcours… D’où vous est venue l’idée de créer votre propre marque de papeterie ?

Céline. Nous avons fait nos études de design graphique ensemble. C’est comme ça que l’on s’est connue, avec nos pochettes à dessin, notre ordinateur portable et une multitude de feutres à durée de vie très brève dans les mains. Nous avons ensuite continué nos chemins professionnels respectifs. Marine s’est spécialisée dans l’édition dans une première agence puis a intégré un design lab à Grenoble. Pour ma part, j’ai continué les études en me formant au webdesign et je travaille depuis à PatteBlanche, une agence de communication spécialisée en développement durable à Montpellier.

Nous sommes donc toujours séparées géographiquement mais nous avons eu envie de créer un nouveau chemin commun à parcourir ensemble : La Minauterie. C’est ainsi, en étant amies, toutes deux graphistes et illustratrices, que l’on s’est lancée dans cette jolie aventure.

• Quelles sont les différentesétapes dans la conception de vos créations ?

Céline. Les premières collections sont nées grâce à un processus assez ludique : celui de se définir mutuellement une thématique très générale et une contrainte graphique ou technique pour stimuler la créativité, afin d’avoir une base sur laquelle construire. C’est amusant de voir à quel point nous partons sur des choses bien différentes. Tout ceci né généralement sur un bout de papier puis grandi sur nos logiciels pour aboutir sur d’autres papiers ou tissus que l’on choisis avec soin. 

L’étape d’impression, contrairement à ce que l’on pourrait penser, est envisagée dès la phase de création. En effet, on ne part pas sur le même type d’illustration selon le type d’impression (linogravure, risographie ou numérique) et cela rajoute une composante vraiment intéressante à la création. Puis nous imprimons nous-mêmes à la main ou nous faisons appel à des prestataires extérieurs. Nos partenaires sont choisis selon des exigences bien précises et nous avons à cœur de travailler avec eux pour que la production soit la plus vertueuse possible. 

Quels outils utilisez-vous pour vos créations ?

Céline. Pour la phase de création pure, nous utilisons tout d’abord le plus simplement du monde… le crayon ! Puis nos logiciels professionnels prennent le relai (la suite Adobe pour ne pas la citer), prolongement du graphiste type.

Pour la phase de production, prenons l’exemple de la linogravure : nous imprimons artisanalement en utilisant une plaque de linoléum, support entièrement naturel. Les gouges, qui sont des larmes incurvées, permettent de creuser cette même plaque et d’y faire apparaître le visuel. Nous l’encrons ensuite avec un rouleau encreur et des encres à base d’huile végétales et/ou d’eau. Nous pressons ensuite cette plaque avec des pressoirs manuels de différentes tailles et de différents matériaux selon le niveau de détail du visuel. Bien évidemment, nous imprimons toujours sur un papier ou un tissu éco-responsable, certifié. 

• Comment décririez-vous le style de La Minauterie ?

Céline. La marque n’a pas de style identifiable à proprement parlé. Au contraire, chaque collection vit indépendamment avec sa propre histoire mais aussi son propre univers graphique. Ceci nous permet de ne pas nous mettre de barrières et de proposer des choses bien différentes. En tant que créatives, c’est un fabuleux terrain de jeu ! 

Dans un soucis de durabilité, nos illustrations s’inscrivent résolument hors des tendances éphémères pour ne pas risquer d’être démodées. Ce qui nous importe, à nous, c’est que vous les aimiez pour longtemps !

• D’où vous vient cette passion du papier ?

Céline. C’est une bonne question ! En y repensant mon père et mon parrain ont été papetiers, peut-être que suis-je tombée dans la pâte à papier étant petite !? Plus sérieusement, il se passe quelque chose quand on touche un beau papier, vous ne trouvez pas ? C’est un support particulier, il peut paraître insignifiant au premier abord puis se vêtit ensuite d’idées, d’émotions, de gribouillis ou d’impressions qui rythment nos quotidiens. Ça a quelque chose de très poétique finalement. 

En plus, nous faisons des métiers très digitalisés et le papier reconnecte a un support plus concret, il « matérialise ». J’ai récemment vu ce message sur les réseaux sociaux : « Ecrivez des lettres, ce sera plus compliqué de retomber sur des mails dans 40 ans au fond du grenier » – C’est exactement ça, le pouvoir du papier ! 

• Qu’est-ce qui vous inspire ?

Céline. Je serais tenté de répondre : tout ! On est inspirée à la fois par l’actualité, les sujets de société, les causes que l’on souhaite défendre et mettre en lumière mais finalement, tout ce qui nous entoure peut nous inspirer. La nature, l’humain, les rencontres que l’on fait… Avec la mise en place du mécénat, on est maintenant inspirée par des associations que l’on a envie de soutenir. 

Il y a aussi des parcours d’entrepreneurs qui sont incroyablement inspirants dans leur démarche, leur mode de management et leur communication. Je suis devenue, entre autre, peu à peu groupie du Slip Français et de son fondateur Guillaume Gibault qui est un très beau modèle sur ces sujets. Il semble que l’on ait la chance de profiter d’un terrain entrepreneurial où les acteurs se soutiennent entre eux, s’inspirent, se conseillent, se donnent de la simple astuce jusqu’à dévoiler librement leurs vraies clés de réussite marketing. Et cette humilité, ce partage, sont aussi extrêmement inspirants.

• Avez-vous des artistes qui vous ont inspirées et/ou influencées dans votre travail ?

Céline. Des artistes bien sûr, mais au-delà du style je pense qu’on est plus influencée et plus touchée par les démarches d’artistes qui font passer des messages et des émotions dans ce qu’ils font, qui amènent à réfléchir. Je pense notamment à l’oeuvre de Keith Haring et sa façon de rendre l’art accessible à tous. Récemment, l’œuvre de Banksy qui s’est partiellement auto-détruite après avoir trouvé un acquéreur pour plus d’un million d’euro ! Cet acte questionne la valeur, l’éphémère, la fragilité en désacralisant l’art. Mais au-delà des artistes, il y a surtout des gens qui nous inspirent par leurs projets, leur discours, leur façon de vivre et leur histoire. 

@ La Minauterie

• Comment voyez-vous l’avenir du papier ces prochaines années ?

Céline. Nous espérons qu’il deviendra plus vertueux, plus responsable. On dit que le papier se meurt, et pourtant ! J’ai lu qu’en France, on consommait 276 kg de papier par seconde : c’est absolument énorme ! Ce beau matériau doit être utilisé d’une manière bien plus raisonnée, en faisant attention à ce qu’il soit à minima recyclé et/ou issu de forêts gérées durablement, sans oublier sa durabilité et son cycle d’usage. 

• Qu’en est-il de vos futurs projets ?

Céline. Nous souhaitons faire plus sur le plan de l’impact positif. Nous voulons promouvoir d’autres causes, mettre en lumière d’autres associations sur des sujets environnementaux et sociaux cruciaux. Et ce n’est pas ce qu’il manque ! Nous voulons agir humainement aussi, fédérer une communauté autour de ces enjeux et envisager des actions de groupe.

Egalement, nous avons à cœur de développer nos partenariats avec les entreprises afin de les accompagner vers une offre plus responsable de leurs fournitures, cadeaux d’affaires et événementiels. En 2019, nous prévoyons de nouveaux produits pour renforcer nos collections actuelles ainsi que la sortie d’une ou deux autres collections, toujours solidaires. On a hâte ! 

• Le mot de la fin ?

Céline. Coconfection. Mot inventé pour notre baseline, il est la contraction de « cocon » pour l’aspect responsable, enveloppe de création, et « confections » pour l’attention toute particulière portée à la fabrication. On y retrouve également le préfixe « co- » qui met l’accent sur l’idée de collaboration avec des acteurs de sens car si le geste de chacun est important, c’est dans l’action collective qu’il prend tout son sens.

⇒ A noter dans son carnet.

@ La Minauterie

Merci à Céline pour cette interview. Tous droits réservés.
Crédits photos : La Minauterie.

Bastet & Bee.

Bastet & Bee est une marque de papeterie créative imaginée par Sakina et Andrew. La petite famille franco-britannique conçoit, fabrique et distribue des blocs-notes pour la maison, le bureau ou encore l’école. Un univers moderne et géométriques pour leur première collection tout juste sortie, avec un parti pris créatif prononcé. Les deux créateurs sont d’ailleurs artistes dans la vie de tous les jours, et cela se ressent ! 

Les produits de Bastet & Bee sont imprimés localement en France (du côté de Bourges) sur du papier choisi avec soin et dans le respect de l’environnement. On découvre 6 bloc-notes aux couvertures flamboyantes et fraîches, de quoi égayer vos soirées d’hiver et vous aider à vous organiser avec énergie. Des lignes, des cercles et beaucoup de couleurs toujours parfaitement agencées, voilà la ligne artistique de cette nouvelle marque. 

« La première collection « d-bloc 18 : des blocs qui débloquent » se compose de six blocs-notes en papier, tous conçus pour les créatifs à la recherche d’idées, de changement, de bien-être, d’inspiration et de l’inconnu. »

Avec Bastet & Bee, l’idée est donc de laisser votre imagination faire le travail et commencer le voyage créatif sur des blocs qui vous poussent à concevoir et vous libérer l’esprit. Ces derniers s’utilisent pour tout et par tous. On s’organise, on dessine, on imagine, on rature, on recommence… vous l’aurez compris, les blocs n’ont de limite que celle de votre imagination ! On découvre ces nouveautés sur le site de la marque Bastet & Bee

« La marque s’inspire des schémas heuristiques normalement utilisés pour canaliser la pensée, capturer les id.es et en générer de nouvelles sans les contraintes d’une prise de notes linéaire. Avec un cercle jaune comme point de départ d’une pens.e ou d’une envie, le bloc aide à noter les id.es comme elles viennent, sans censure, dans le désordre et peu importe s’il n’y a pas beaucoup de sens. »

Dans les petits papiers de… Constance Desanti Papeterie.

« Le papier agit comme un réconfort, une madeleine de Proust, qui nous rappelle à tous un souvenir agréable : une carte postale reçue l’été, un petit mot épinglé sur le frigo, un livre que l’on a emmené avec soi en voyage … »

 

Découvrir les créations papetières de Constance, c’est un peu comme déballer un cadeau de Noël avant l’heure. On admire la beauté de l’aquarelle, les traits fins au design si élégant et délicat qui embellissent ses carnets, ses bloc-notes et ses semainiers. Une papeterie de poésie et de raffinement, réalisée par une artiste lyonnaise discrète et humble à l’avenir rempli de promesses. Avec Constance Desanti Papeterie, on s’évade dans un monde de couleurs et d’art pour déposer ses idées et ses notes sur des carnets et des pads aux motifs réalisés à la main sur du papier certifié. L’univers de Constance est telle une tablette de chocolat : lorsque l’on a commencé, on ne peut plus s’en passer… et on en redemande !

@ Constance Desanti Papeterie

• Qui est Constance Desanti ?

Constance. Je suis une jeune femme de 29 ans qui vit à Lyon !

• Dites-nous en un peu plus sur votre parcours… D’où vous est venue l’idée de créer votre propre marque de papeterie ?

Constance. Initialement, j’ai une formation en Histoire de l’art. J’ai étudié à l’Université et à l’Ecole du Louvre, à Paris. Ces études m’ont passionnées et enrichies mais il me manquait l’aspect créatif qui a toujours fait partie de moi. Parallèlement, je dessinais et peignais dès que j’en avais la possibilité. Après plusieurs expériences professionnelles dans des domaines variés (muséographie, enseignement), j’ai effectivement décidé de me lancer dans l’aventure de l’entreprenariat, afin de pouvoir vivre de ma passion.

• Quelles sont les étapes dans la conception de vos créations ?

Constance. Je dirais qu’il existe deux étapes. La première consiste à créer différents motifs. Ceux-ci sont réalisés à l’aide de peinture (gouache, aquarelle) ou d’encre et peuvent être retravaillés numériquement. La seconde étape est celle de l’impression et du façonnage. Je travaille pour ma part avec un imprimeur français. Le choix du papier et du mode d’impression est crucial car il détermine la qualité et l’identité du produit fini.

@ Constance Desanti Papeterie

 

Quels outils utilisez-vous pour vos créations ?

Constance. Concernant la peinture, je possède la gamme d’aquarelle la plus simple qui existe avec les couleurs de base que je mélange entre elles afin d’obtenir la teinte souhaitée. Il en est de même pour la gouache : seulement trois couleurs primaires, un tube de blanc et de noir me suffisent. Cela me vient sans doute de la pratique de la peinture à l’huile ! Aussi, je suis toujours très étonnée de voir toutes ces nuances de couleur dans les magasins de Beaux-arts sachant que l’on peut presque toutes les créer soi-même ! Je dispose également de plusieurs pinceaux à poils courts et d’un bloc de dessin à grain fin. Pour les outils numériques, je me sers de logiciels informatiques professionnels nécessaires à la composition de motifs. Du côté de l’impression, je travaille avec un imprimeur titulaire du label Imprim’vert (pas de produits nocifs dans la conception des création et donc pas de déchets polluants) et j’utilise du papier recyclé. Les encres utilisées sont également sans solvant.

″Je possède la gamme d’aquarelle la plus simple qui existe […] Il en est de même pour la gouache : seulement trois couleurs primaires, un tube de blanc et de noir me suffisent.″ 

 

• Comment décririez-vous le style de votre papeterie ?

Constance. Décoratif, fleuri, élégant.

• D’où vous vient cette passion du papier ?

Constance. Sans doute comme beaucoup de petites filles et d’adolescentes, je collectionnais autrefois le beau papier à lettres et les carnets de notes. J’avais d’ailleurs tellement peur de les abîmer que je préférais ne pas écrire dessus ! Par la suite, j’ai pris l’habitude d’acheter des cartes postales en souvenir de chaque exposition que j’ai visitée. Je suis aussi très friande de livres. D’une manière générale, j’affectionne les matériaux organiques tels que le bois ou certains textiles qui peuvent se déformer dans le temps et sous l’effet de la chaleur. Je trouve ces différentes « vies » poétiques.

″Je collectionnais autrefois le beau papier à lettres et les carnets de notes. J’avais d’ailleurs tellement peur de les abîmer que je préférais ne pas écrire dessus !″ 

 

• Qu’est-ce qui vous inspire ?

Constance. Tout. La nature, les livres, la mode, le cinéma. Je ne me pose aucune barrière.

• Avez-vous des artistes qui vous ont inspirées et/ou influencées dans votre travail ?

Constance. Certainement, mais c’est en grande partie inconscient. J’aime autant les compositions décoratives de William Morris que les tenues orientalistes de Paul Poiret, les paysages impressionnistes de Claude Monet que l’imaginaire naturaliste d’Emile Gallé. Mes références viennent plutôt du passé. En décoration, je suis plus sensible à la virtuosité du tracé et à l’éclat des couleurs qu’au minimalisme.

 

 

• Comment voyez-vous l’avenir du papier ces prochaines années ?

Constance. Je pense que le papier a un long avenir devant lui. Alors que l’on annonçait la disparition du livre avec l’arrivée de la tablette numérique, ce ne fut pas du tout le cas ! Posséder un livre ou de la papeterie entre les mains rassure, nous ramène au sensible dans un monde de plus en plus dématérialisé. Le papier agit comme un réconfort, une madeleine de Proust qui nous rappelle à tous un souvenir agréable : une carte postale reçue l’été, un petit mot épinglé sur le frigo, un livre que l’on a emmené avec soi en voyage …

• Qu’en est-il de vos futurs projets ?

Constance. Pour le moment, mon projet est de faire connaître mon travail et d’élargir mon réseau de distributeurs. Je fonctionne étape par étape. Dans un avenir plus lointain, j’aimerais beaucoup ouvrir ma production à d’autres supports de création tels que le papier peint ou le tissu.

• Le mot de la fin ?

Constance. Je ne vais pas être originale mais je vais dire la constance. Pour une raison assez évidente -il s’agit de mon prénom- mais pas seulement. Je suis perpétuellement en quête d’harmonie et de régularité dans ma vie comme dans mon travail !

 

⇒ A noter dans son carnet.


Merci à Constance Desanti pour cette interview. Tous droits réservés.
Crédits photos : Constance Desanti Papeterie.

Bioattic.

Chez Bioattic, en plein coeur d’Auckland, c’est toute une flore qui se développe. Entre terrariums, bonsaïs et plantes d’intérieur, Adrian Bird, le créateur du magasin, nous propose une ambiance calme et reposante, pour son intérieur. Avec un parcours en Arts et graphisme, Adrian se spécialise également en tant que paysagiste. Rien d’étonnant, lorsque l’on a la main verte.

Si l’on souhaite découvrir les nouveautés très à la mode que sont les airplants, c’est bien là que l’on doit se rendre. On ne se lasse pas des petits bonsaïs que l’on trouve sur les étagères, tant dans des aquariums, tant dans de petits pots minimalistes. Un vraie découverte que ce lieu où l’équipe connaît ses plantes et sait ce dont elle parle. Une bouffée d’air dans une grande ville !

 

 

Sidetracked.

Sidetracked est un magazine en ligne et imprimé qui capture l’expérience des voyages d’aventure et des sports extrêmes à travers des histoires personnelles. Le magazine a été lancé en tant que site Web en 2011, mais en 2014, il a été imprimé avec un journal semestriel de qualité supérieure.

La couverture de Sidetracked est toujours un véritable plaisir pour les yeux. Des images à couper le souffle, et des interviews qui laissent rêveur et donnent envie d’acheter un billet pour faire le tour du monde. On ne peut passer à côté de ce magazine lorsqu’on le trouve sur les étales ; on voyage sans même bouger de son siège grâce à Sidetracked qui se fait une place de choix dans les cercle fermé des magazines de voyage.

La Minauterie.

La Minauterie est une marque d’objets de papeterie éthiques, privilégiant la confection artisanale et française, à l’aide de procédés d’impression mécaniques et artisanaux respectueux de l’environnement. Marine (Graphiste et illustratrice) et Céline (Graphiste, illustratrice et webdesigner), deux professionnelles en création et communication sont à la tête du projet, ce-dernier étant né d’une campagne de financement participatif réussie en juillet 2017.

Nous avons opté pour des méthodes d’impression respectueuses de l’environnement, nous privilégions la confection artisanale et pour quasiment tous nos produits, elle est intégralement française.

L’éco-design et la fabrication française sont apparus comme une évidence dès les balbutiements du projet. C’est avec l’envie de rejoindre le mouvement de ces entreprises à impact positif que depuis, la marque a renforcé son engagement en mettant la création au service du bien. Les supports de la marque varient de la papeterie, avec entre autre des affiches, des cartes et cartes postales, des bloc-notes, des semainiers, des carnets, des semainiers, des tote-bag… et des nouveautés à venir pour les prochains mois.

La Minauterie

La Minauterie a fêté ses 1 an début octobre 2018, et continue son chemin en se tournant dorénavant vers le soutien aux associations en lien avec chacune de ses collections en leur reversant 1% du montant de ses ventes. Egalement, la mise en place du micro-don sur leur boutique en ligne et en magasin auprès de leurs distributeurs engagent leurs clients à aller plus loin dans la démarche.

Le partage est au cœur de notre démarche, car l’histoire ne se raconte qu’entre les mains des nos clients. Que leurs motivations soient esthétiques, pratiques ou engagées, c’est eux qui contribuent finalement à son rayonnement en prenant part à un mouvement de consommation responsable solidaire.

Le papier employé est certifié FSC / PEFC, issus de forêts gérées durablement, parfois recyclés, teintés dans la masse pour une meilleure tenue des couleurs, et fabriqué à partir de pâte blanchie sans chlore gazeux. L’ensemble des autres matières utilisées (lin, coton, papier de soie, carton) sont également biologiques, certifiés et recyclables.

L’éco-conception, c’est penser un produit respectueux de l’environnement sur la totalité de son cycle de vie. Nécessairement, plus le cycle de vie de l’objet est long, moins il génère de déchets et donc d’impact autour de lui. Alors on les chouchoute nos confections, sur des papiers de création teintés dans la masse, des tissus épais… S’il y a un choix à faire, c’est toujours celui de la qualité.

Un projet qui se promène entre Montpellier et Grenoble, que l’on retrouve sur leur boutique en ligne et chez leurs revendeurs. A découvrir absolument !

 

Dans l’atelier de… Wabi-Sabi.

« Wabi-Sabi s’inscrit dans le fait main, l’artisanat et l’éco-responsable, et c’est d’ailleurs notre ligne directrice première. Avant d’être des mots à la mode, c’est surtout et avant tout un art de vivre : pour consommer juste et pour soutenir le Made in France. »

Il est de ces interviews qui vous revigorent, qui vous donnent l’énergie nécessaire pour vous lancer dans de nouveaux projets et qui vous font dire que l’artisanat français se porte bien. C’est ainsi que l’atelier de fabrication artisanale de bougies et brumes Wabi-Sabi s’est prêté au jeu des questions-réponses : Manon et Quentin, créateurs de la marque, nous en disent plus sur leur atelier de création, le statut d’artisan et la beauté du parcours qu’ils ont choisi d’emprunter afin de faire de leur passion commune un métier d’art. Du courage, de l’expertise et de l’optimisme, le tout dans des réponses ciselées ; immergeons-nous dans l’univers Wabi-Sabi pour un petit aperçu de la nouvelle scène de création française.

Le Wabi-Sabi est une expression issue de la culture traditionnelle japonaise, un concept esthétique dérivé des principes bouddhistes et taoïstes, qui consiste à accepter l’impact du temps sur notre existence, retourner à la simplicité et reconnaître la beauté des choses imparfaites, éphémères et modestes.

• Qui se cache derrière les Bougies et Brumes Wabi-Sabi ?

Manon. Nous sommes Manon et Quentin, 26 et 29 ans, bretons, basés en Ille-et-Vilaine où nous avons notre atelier.

• Parlez-nous de Wabi-Sabi : comment décririez-vous votre concept en quelques lignes ?

Manon. Wabi-Sabi est une marque de bougies et brumes végétales éco-responsable produites à la main en Bretagne. Nous utilisons des mèches en bois doublées qui crépitent, un pot en verre ambré et des étiquettes Kraft issues du recyclage. Le but est de proposer des produits de qualité, pensés et fabriqués à la main à nos clients.

• Wabi-Sabi, pourquoi ce nom ?

Manon. Pour nous, Wabi-Sabi signifie deus choses : la simplicité, l’unique pour le Wabi et l’acceptation des choses qui vieillissent pour le Sabi. C’est aussi accepter les petites imperfections d’un objet artisanal : nos bougies et brumes végétales sont toutes différentes les unes des autres car tout est fait à la main ! Nous avons choisi ce nom car il colle parfaitement à nos valeurs et à la direction artistique et artisanale que nous souhaitons donner à nos créations. De plus, nous adorions le concept avant la création de la marque.

″C’est aussi accepter les petites imperfections d’un objet artisanal : nos bougies et brumes végétales sont toutes différentes les unes des autres car tout est fait à la main.″ 

 

Quelles sont les différentes étapes dans la conception de vos bougies ?

Manon. Tout d’abord, nous chauffons la cire dans notre fondoir. Puis nous ajoutons et mélangeons le parfum et la cire, que nous coulons ensuite dans les pots en verre ambré. Nous posons la mèche en bois délicatement et attendons que la cire refroidisse pour, en dernière étape, poser l’étiquette en Kraft sur le pot.

 

• Quels sont les ingrédients utilisés dans la conception des produits ? Quels sont leurs origines ?

Manon. Nous utilisons plusieurs ingrédients pour la fabrication de nos produits, à savoir :

  • De la cire de soja éco-responsable sans OGM, sans pesticides et non testée sur les animaux (cruelty-free). C’est une cire 100% végétale et 100% biodégradable.
  • Une mèche en bois doublée pour une restitution sensorielle parfaite des parfums
  • Un pot en verre ambré (fabrication française)
  • Une étiquette en papier Kraft fabriquée par nos soins issue du recyclage et sans solvant
  • Un alcool de blé certifié par Ecocert Greenlife avec 99.9% des ingrédients qui sont d’origines naturelles, et sont de plus issus de l’agriculture biologique pour les brumes végétales
  • Les parfums sont pensés par nos soins et répondent à l’ensemble des normes IFRA

• Parlez-nous de votre parcours professionnel : comment avez-vous décidé de débuter l’aventure Wabi-Sabi ?

Manon. Nous avons fait nos débuts dans le commerce, puis nous avons décidé de créer la marque en mai 2017. Passionnés de décoration d’intérieur et surtout de bougies, nous avions l’habitude d’en fabriquer pour nous-mêmes et nos proches. C’est tout naturellement que nous avons décidé d’en faire notre métier : l’aventure Wabi-Sabi était née.

© Wabi-Sabi

 

• Quel type d’artisans êtes-vous : passionnés, organisés, créatifs, ou sûrement les trois à la fois ?

Manon. Quentin est plutôt créatif et Manon organisée mais passionnés de notre métier, nous le sommes tous les deux !

• Quel plaisir retire-t-on dans le fait d’être artisan ? Et quelles sont les difficultés ?

Manon. Le plaisir premier est de créer et d’avoir des retours motivants de nos clients : félicitations, encouragements… Le lien avec nos clients est primordial. Être artisan, c’est aussi savoir faire face aux difficultés inhérentes à notre statut (création, promotion, démarrage d’entreprise…) – Il y en a beaucoup, mais nous arrivons à les résoudre et les surmonter avec l’expérience et la motivation.

 

• Dernièrement, les termes « fait-main », « artisan » et « éco-responsable » sont devenus très à la mode. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Manon.  Il est évident que la marque s’inscrit tout à fait dans le fait main, l’artisanat et l’éco-responsable, et c’est d’ailleurs notre ligne directrice première. Pour nous, avant d’être des mots à la mode, c’est surtout et avant tout un art de vivre : pour bien consommer (consommer juste) et pour soutenir le Made in France et tous ces artisans qui font un travail remarquable en perpétuant un savoir-faire inimitable.

• Quel regard portez-vous sur le développement de la fabrication artisanale française ces derniers années ?

Manon. Nous sommes ravis que l’artisanat français se développe ainsi. Les consommateurs semblent avoir pris conscience de l’importance de la sauvegarde du patrimoine français. Ce patrimoine, c’est l’ensemble de nos créations et de nos savoir-faire : il faut le protéger et le perpétuer pour éviter de rentrer dans une société d’hyper-standardisation.

 

• Qu’en est-il des futurs projets de Wabi-Sabi ?

Manon. Beaucoup de nouveautés sont à venir avant la fin d’année mais c’est encore un secret ! N’hésitez pas à nous suivre sur les réseaux sociaux pour recevoir les dernières actualités.

• Le mot de la fin ?

Manon. Savoir-faire.

⇒ A noter dans son carnet.

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Merci à Manon de Wabi-Sabi pour cette interview. Tous droits réservés.
Crédits photos : Atelier Wabi-Sabi, Friendly Beauty, Oranjade.

Fatche !

Je découvre la marque de papeterie Fatche! et suis absolument ravie de voir de nouvelles marques françaises émerger. Fatche! C’est l’union de 2 illustratrices, Marina et Magali, vauclusienne et gardoise, amatrices de belles papeteries et d’objets déco. C’est aussi l’envie de mettre en avant de façon différente et originale leur Provence natale et ses villes.

 Des créations modernes, simple et véritablement dans l’air du temps. L’univers graphique s’est imposé de lui-même grâce aux illustrations de Magali : un univers décalé mélangeant douceur et poésie avec un trait d’humour et une pointe d’impertinence. Des créations pour tous, des locaux aux visiteurs, des curieux comme des badauds.

La collection de cette fraîche papeterie s’étend de l’affiche à la carte postale, de l’éventail au tote-bag sans oublier l’indispensable carnet de notes. Egalement, de jolies pochettes pour mettre toute notre joyeux capharnaüm de filles, ainsi que des magnets et des badges pour notre déco intérieur et vestimentaire.

Fatche! c’est une création 100% française, et on adore : les deux créatrices ne travaillent qu’avec des produits français et collaborent avec des acteurs locaux. Toute la création, la conception et les illustrations sont réalisés par leurs soins dans le Vaucluse et le Gard. Les impressions en sérigraphie et le façonnage sont produits dans le Vaucluse, les éventails, cartes et carnets fabriqués et imprimés à Marseille.

 

Specimen.

Specimen est un vrai concept slow life qui m’a plu dès le départ : des herbiers, de belles créations  d’affiches florales à créer soi-même et à accrocher pour décorer son intérieur, … Du fait-main, de la poésie et beaucoup d’amour pour la nature. Aux commandes du projet, on retrouve Lucie et Lola, deux parisiennes amies de longue date qui ont souhaité revenir « à l’essentiel ».

Amies depuis plus de 10 ans, Lucie Brette et Lola Moreau ont étudié le design graphique avant de devenir directrices artistiques. Parisiennes invétérées, elles n’échappent pas au syndrome du “citadin en manque de nature”, ni à l’appel de la tendance “slow life” : besoin de revenir à une activité manuelle, ressourçante… 

Fin 2017, elles créent ensemble la marque Specimen, avec un premier produit : un kit herbier + presse-fleur, pour réaliser soi-même son journal botanique. L’idée est partie d’une envie insatisfaite : les herbiers proposés à la vente s’adressaient à un public très jeune, manquaient franchement de charme, et semblaient ne pas avoir été repensés depuis au moins vingt ans. Un business plan, une maquette, quelques aller-retour chez l’imprimeur plus tard : Voilà ! un herbier et son presse-fleur sont maintenant disponibles à la vente.

L’herbier est un cahier à spirales élégant et bien conçu, à compléter de spécimens préalablement séchés. (L’herbier s’accompagne d’étiquettes à remplir, de bandelettes adhésives et quatre pages pour nous guider dans les observations.) Au fil de l’herbier, des fonds colorés rythmeront notre collection ! Le Presse-Fleur est une alternance de papier buvard et de carton, avec couverture sérigraphiée, le tout pressé par deux caoutchoucs. On y glisse nos plantes, on patiente le temps de séchage, et on colle dans notre herbier.

Ces deux produits sont fabriqués en France avec soin, une attention particulière portée au papier et aux matériaux utilisés. On valide complètement ce concept qui ne manque pas de modernité et de piquant (évitez d’y mettre votre cactus tout de même). Découvrez les produits Specimen sur leur beau site Internet.

Flânez où bon vous semble.
Ramassez les spécimens que vous aimez.
Prenez plaisir à les collectionner.

 

Baskk Magazine.

Baskk Magazine est la nouvelle création de l’agence australienne de design et digital « Smack Bang Designs ». Une entreprise très moderne au style simple et épurée, parfaitement dans l’air du temps. Rien n’est laissé au hasard, et s’en ressent le magazine, au design tiré à quatre épingles. Minimaliste, c’est le mot que j’utiliserai pour définir tant l’atmosphère de l’agence que le magazine.

Ce magazine bi-annuel célèbre la créativité et l’innovation sous toutes ses formes : avec un Volume 1 intitulé « Bleu », le magazine annonce la couleur avec une interview regroupant les designers Bobby Clark, Brooke Holm et Milly Dent. Des grands noms du domaine, tout aussi modernes et distingués. Du côté voyages, le magazine s’attarde au Maroc et à Cuba, et parle marketing et la mode éco-durable avec d’autres professionnels.

Un magazine a découvrir pour les véritables fans de design pointu et de niche, qui n’ont pas peur de la page blanche.